L’oeuvre d’un homme

La souffrance et l’angoisse qu’il voyait autour de lui le troublaient, et il s’est donné la peine de s’asseoir et de chercher les causes sous-jacentes des maladies, des maux qui affligent l’humanité. Il en éprouvait anxiété et inquiétude. Il a donc décidé d’assumer le fardeau que représentait l’étude de la condition humaine.

Il a réfléchi et parcouru notre univers de long en large, cherchant quelqu’un qui pourrait lui expliquer de quelle façon tout cela était arrivé, et comment le surmonter. Il n’a trouvé personne qui pouvait répondre à ses questions. Finalement, un jour, il s’est juste donné la peine de s’asseoir et de regarder par lui-même la situation de détresse qui l’avait tant perturbé durant sa vie. Intuitivement, par bribes, les Quatre Nobles Vérités lui apparurent :

– l’insatisfaction (la souffrance)
– la cause de l’insatisfaction (la souffrance)
– la prise de conscience que la souffrance peut cesser
– le moyen de cesser la souffrance (le sentier aux huit branches)

Il comprit immédiatement la valeur de cette découverte, et le fait qu’elle a le pouvoir d’aider l’humanité souffrante à vaincre la douleur et l’angoisse. Il s’assit encore et contempla, et considéra le problème de transmettre cette révélation à d’autres esprits que le sien. Au début, il sentit que cela présentait des difficultés considérables, et que peut-être cela n’en valait pas la peine. C’est alors que la certitude se forma immédiatement en lui que si lui, un homme seul, pouvait s’ouvrir à ces vérités, les autres aussi avaient cette capacité.

La connaissance immédiate de la nature de l’intelligence véritable, qui lie tous les êtres vivants dans la recherche de la « vision de la réalité », le débarrassa de la peur que s’il ne pouvait illuminer les autre, sa propre illumination serait un échec. Elle le libéra de l’obligation de sauver le genre humain. Il sut que chaque être humain doit se libérer lui-même, et que s’il échoue à la tâche, c’est à lui que la responsabilité incombe. Il fut libre alors d’aller vers ses contemporains et de chanter la chanson, danser la danse et sonner la cloche de la libération pour quiconque pouvait la voir ou l’entendre.

C’est l’histoire de Boudha. L’oeuvre de cet homme vous appartient.

Monica Hathaway, M103
Traduction Maryse Pelletier

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