Floue

Déstabilisée aujourd’hui.

Il fait chaud à mourir. Je me suis couchée.

Je sens mes contours flous, comme si le fait de n’avoir parlé à personne depuis 4 jours me liquéfiait. Je ne sais plus où mon corps s’arrête. Les autres m’apparaissent avoir quelque chose de solide à l’intérieur : ils aiment le sel, pas le poivre, le rouge leur va bien, pas ce rouge-là, mais un autre qui a un peu de bleu dedans, ils aiment que la dentelle soit écrue et qu’elle ne dépasse pas je ne sais quoi et ils portent des talons ou des espadrilles à la dernière mode, très confortable dont ils sont très fiers et ainsi de suite.

Je me regarde, je me fiche de ce que j’aime et de ce que je porte, je ne sais pas ce que je pense, je m’en fous d’ailleurs, je me sens floue par rapport à eux. Floue. Les contours indéfinis. En eau, en fait.

Mais pas dans un bol, même pas dans un bain. Dans un océan.

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