De la relation entre la curiosité et les genoux

Suis étendue sur mon lit, à me reposer un peu, et soudain me vient une impulsion. Ma voisine s’est construit une maison à quelque 200 mètres de chez moi et j’ai bien envie d’aller y jeter un oeil, surtout qu’elle l’a juchée sur un promontoire, qu’elle y a ajouté une plate-bande dernièrement et qu’elle est sensée y avoir installé enfin ses électro-ménagers. Sans compter qu’elle est absente en ce moment et que je pourrais tout examiner à loisir sans avoir à saluer et jaser de choses et d’autres. Très curieuse, je suis, de ce qu’elle a apporté comme améliorations à sa construction – qui s’étire depuis nombre d’années- et à son aménagement paysager.

Mais voilà que, toujours étendue, me monte une douleur aux genoux dont mon corps se fait une spécialité depuis quelques temps. Ça fait suffisamment mal pour que je me demande quand ça cessera.

Me revient en tête la vision de la maison, et je me rends compte que mon impulsion a diminué d’intensité, que ma curiosité, si vive il y a quelques instants, a fondu comme neige en mars, puis en avril. Mes genoux élancent, je pense à me mettre debout, je manque de courage, j’y renonce pour l’instant, et je constate sans tristesse que mon envie d’aller voir s’est effritée en tout petits morceaux, en poussière, en rien du tout.

Quand on est enfant, on court, quand on est adulte, on avance (ou on essaie) quand on vieillit on choisit où on va. Et, des fois, on n’y va pas du tout.

2 thoughts on “De la relation entre la curiosité et les genoux

  1. Suzanne Potvin dit :

    Dans mon cas je cherche à quoi lier mon gros orteil « défectueux », curiosité? Je ne crois pas.
    J’aurais dû prendre la garantie prolongée.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.